Aujourd'hui, je commence à réaliser qu'hier soir à l'UGC Bercy, il s'est passé quelque chose de grand. Un peu comme le couronnement d'un nouveau pape, les conneries sur le sida en moins. Je vais
encore vous parler de cinéma, quoi que non, comparer ce travail d'orfèvre avec le ramassis de caca sur pellicule qui emplit hebdomadairement les salles obscures ne serait pas lui rendre justice.
Je vais vous parler d'action comme on en a jamais fait, et comme on en refera probablement plus avant longtemps.
Donc oui, nous allons parler de The Expendables, le dernier né de notre grand coupain bodybuildé et botoxé, j'ai nommé Sylvester.
Pour faire bref, The Expendables c'est le film dont tout le monde parle depuis plus d'un an et dont le casting rendrait le chibre de n'importe quel fan de film d'action dur comme un parpaing.
C'est donc M.Stallone qui est au commande de ce blockbuster en plus de figurer parmi les principaux protagonistes de l'histoire.
Bref rappel du casting :
- Sylvester Stallone (On ne le présente plus)
- Jason Statham (Crank I et II, Snatch, Arnaque crime et botaniques, les transporteurs, etc... Du lourd en gros)
- Jet Li (The one, Le baiser mortel du dragon, les seigneurs de guerre, Danny the dog, etc... Le petit chinois de service)
- Randy Couture (Champion d'UFC)
- Dolph Lundgren (Vétéran des navets d'action mais on le retrouve aussi dans Rocky 4)
- Bruce Willis (Vraiment besoin de vous le présenter?)
- Steve Austin (Ex star de Catch)
- Arnold Schwarzenegger (Gouverneur de californie)
- Mickey Rourke (Sin city, Iron man 2, Domino, Man on Fire, etc...)
- Terry Crews (Terminator Renaissance, Tout le monde déteste Chris, Ultimate Game, etc....)
En gros, y'a vraiment du monstre de guerre bien balèze à l'écran.
Rentrons dans le vif du sujet. Je suis rentré dans la salle pour voir le film d'action de la décennie, et j'ai vu LE film d'action. Le seul. Je pense qu'on peut désormais dire que tous les films
qui se prétendaient "d'action" jusqu'à présent peuvent être rangés dans la catégorie "Gaminerie". The Expendables ferait passer Crank pour une comptine cul-cul-la-praline que l'on raconte à une
fillette un peu fleur bleue avant qu'elle aille se coucher pour mieux l'accompagner au pays des rêves où elle se fait talquer son joli petit cul par des fées multicolores qui chient des
arcs-en-ciel. Quand au bout de trois minutes de films on voit le premier méchant littéralement exploser après s'être bouffé une balle explosive dans les boyaux et qu'il s'en suit une fusillade à
feu nourri au milieu d'une nuée d'otage, on comprend mieux dans quoi on met les pieds.
Je vais pas vous spoiler la pirouette scénaristique qui sert d'excuse à un tel rassemblement de célébrité mais en gros c'est une équipe de mercenaire et ils vont tout péter. Tout péter, c'est
bien le mot. Le film oscille constamment entre franches fusillades et grosses mandales dans la tronche et putain c'est beau. C'est violent, viscéral, bestial. Statham qui tatanne du mexican à la
pelle ca me fait presque penser à un grizzli slovaque aux yeux gorgés de sang qui se tape un sprint de 150m pour ensuite bondir sur un garçonnet de 8 ans et lui arracher la face à grand coup de
paluche, la technique en plus.
Durant tout le film, on est bombardé de scènes plus badass les unes que les autres, tout y est : l'attitude, les gestes, les répliques...
Je ferais d'ailleurs un léger apparté pour la scène où les trois légendes (Willis, Terminator et Stallone) se rencontrent. J'en ai eu des frissons. J'ai même cru pendant un court moment que
l'écran du cinéma allait prendre feu. J'avais toujours imaginé qu'il existait une sorte de protection mystique qui empêcherait autant de testostérone d'émaner d'une salle de ciné, mais non, c'est
possible en fait.
Et c'est je pense, le mot du film : Testostérone. Des hommes des vrais, qui dégomment des méchants des vrais. Les gourgandines se font rares dans le film et c'est tant mieux. L'homme est beau,
grand, musclé, tout puissant, il peut changer le monde. Le travail du lobby féministe depuis la fin de la guerre aura été bien vain. Vous, mesdames, avez peut-être le droit de vote, mais nous, on
a un Stallone plus viril que jamais. Hé ouais.
Pour finir, on pourrait croire que je suis qu'un fanboy subjugué par la vision tellement parfaite du film d'action de Stallone mais il faut dire que je n'ai JAMAIS vu un film au ciné, autre que
celui-ci, où chaque scène était soutenue par une nuée d'applaudissement générale rendant l'expérience encore plus épique qu'elle ne l'était déjà. On arrive au bout du film, on en veut
encore. Les 105 minutes de film paraissent bien courtes...
Je pourrais continuer comme ça encore longtemps. The Expendables est un film d'action maitrisé de bout en bout. Parce qu'en plus de rassembler un casting hallucinant, il l'utilise très
intelligemment en jouant sur l'auto-dérision des acteurs et sur les forces et les faiblesses de chacun. C'est bien foutu, ça pète de partout et au final on ressort avec des étoiles plein les
yeux.
Je ne saurais que trop vous recommander d'aller le voir. De l'action, de la vraie. Assumée et bien foutue. J'en lâcherai presque une larme.
=D